Le Marché champêtre de Melbourne.
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Stressés de prendre l’avion, anxieux de perdre vos valises, peur des événements imprévus, voici la solution ! Le terme « staycation » — mélange de stay (rester) et vacation (vacances) — désigne le fait de passer ses congés près de chez soi. Longtemps perçue comme une solution de repli, la « vacance sédentaire » gagne en popularité, notamment parce qu’elle répond à un besoin bien réel : ralentir, économiser, diminuer son emprunte écologique… et se rapprocher de son milieu de vie.

Prendre racine… même en vacances

La staycation, ce n’est pas ester chez soi et attendre que ça passe, mais plutôt décider d’être touriste dans sa propre région. Ce n’est pas une idée nouvelle non plus : La Presse en parlait avant même la pandémie!

https://www.lapresse.ca/suite/groupe-germain-hotels/201806/15/01-5185966-staycation.php

Dans le Val-Saint-François, ça peut commencer très simplement. Un samedi matin au Marché Locavore de Racine ou au marché de Melbourne. Une balade à pied ou à vélo au départ de Richmond, de Kingsbury ou de Windsor. Une sortie en kayak ou en « paddle » sur la rivière Saint-François, au fil du courant et des paysages.

On peut cueillir des fruits, visiter une microbrasserie ou une production vinicole, marcher dans un sentier qu’on a déjà croisé mille fois sans jamais s’y arrêter. Rien d’extraordinaire… et pourtant, tout est là.

Un petit 25 $ pour l’économie locale en plus

Une étude publiée récemment permet aussi de rappeler l’effet de la consommation locale : dépenser 25 dollars par semaine en produits locaux pourrait avoir des retombées significatives (en milliards de dollars) pour l’économie québécoise.

Dépenser 25$ par semaine en produits locaux pourrait transformer l’économie du Québec | Le Devoir

La staycation devient alors bien plus qu’une question de distance. Elle devient une façon de faire circuler l’argent ici, au bénéfice direct de nos communautés.

Moins loin, mais pas moins riche

On a souvent associé les vacances à l’idée d’évasion lointaine. Mais si l’évasion passait aussi par la proximité? Le tourisme local permet de réduire les déplacements, de simplifier l’organisation et, surtout, de profiter différemment du temps de repos. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne manque pas d’inspiration. Plusieurs suggèrent même de « planifier » sa staycation comme un vrai voyage : choisir des activités, tester de nouveaux endroits, se donner des petits objectifs de découverte.

Évidemment, la staycation n’est pas une religion. Personne ne va vous reprocher de rêver à la mer ou aux montagnes lointaines. Mais entre deux grands voyages étalés sur quelques années, elle offre une alternative accessible, conviviale et plutôt réjouissante. Comme on l’entend souvent : « Les voyages forment la jeunesse », alors inventons un nouveau dicton selon lequel : le staycation ralentit la vieillesse !

Parce qu’au fond, il s’agit de redécouvrir le plaisir d’être ici au quotidien. Et, dans une région comme le Val-Saint-François, ce n’est vraiment pas une punition.

Post-scriptum : en cas de non staycation n’hésitez pas à acheter des arbres pour compenser vos émissions de GES ici Carbone boréal – UQAC

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